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Guide Impression 3D

Le glossaire de l’impression 3D alimentaire : 1ere partie

Vous retrouverez ici les principaux termes utilisés dans la fabrication numérique et l’impression 3D alimentaire sous la forme d’un glossaire. En tout cas ceux que nous utilisons au quotidien. Nous avons essayé d’être le plus exhaustifs mais il nous manque surement des entrées… Alors, n’hésitez pas à nous écrire pour le compléter ! Le lexique se décompose en deux parties : ici vous retrouvez toutes les définitions de A jusqu’à N. Pour tous les mots du glossaire couvrant les lettres O à Z, rendez-vous dans notre second article !  

Lettre A

ABS : Le plastique ABS est l’acronyme de l’acrylonitrile butadiène styrène. Il fait partie de la famille des polymères thermoplastiques. Il s’agit du matériau le plus couramment utilisé dans l’impression 3D domestique, sur les imprimantes 3D FDM. La température de fusion de l’ABS est autour de 200 °. Cela permet de l’utiliser en tant que poinçons (positifs de moule) dans les thermoformeuses.

Acquisition 3D : L’acquisition 3D est la technique de création d’un fichier 3D grâce à un scanner 3D. Un scanner tridimensionnel ou scanner 3D est un appareil de numérisation et d’acquisition 3D. Il permet d’effectuer un scan 3D c’est-à-dire de collecter des données sur un objet physique, notamment sur sa forme et sa texture. On utilise fréquemment le scanner 3D pour créer des fichiers 3D de synthèse, notamment en vue d’une impression 3D. Il existe différent techniques de scan et de nombreux logiciels permettant de nettoyer les fichiers de scan (élimination du bruit etc…). Les caméras 3D des smartphones permettent aujourd’hui de réaliser des acquisitions 3D grâce à des applications.

Lettre B

Binder Jetting : Binder Jetting est le mot anglais pour la projection de liant. Il s’agit d’une technologie d’impression 3D usuelle, permettant d’obtenir des objets 3D détaillés. Dans l’impression 3D alimentaire, on l’utilise surtout pour agglomérer du sucre. Un rouleau automatisé est utilisé pour répartir une fine couche de poudre sur la plate-forme de fabrication. La tête d’impression applique un liant liquide sur la poudre, créant ainsi une couche de l’objet. Puis, la plate-forme d’impression descend légèrement pour permettre l’ajout d’une nouvelle couche de poudre. Le procédé est ainsi répété jusqu’à la création de l’objet.

Bio Printing : Le 3D bioprinting est l’impression de tissus à partir de cellules vivantes. Ce type d’impression 3D très complexe est en pleine explosion en terme de recherches, et d’applications pour le secteur médical. Pour l’alimentaire, plusieurs pays travaillent le sujet en particulier pour la viande imprimée en 3D. Pour cela, on a utilise des bio-encres qu’on imprime dans un média contenant des facteurs de croissance pour les cellules. Les travaux de recherche concernent l’impression de ligaments, de tissus mais aussi d’organes. 

Biopolymères : les biopolymères sont les polymères produits par les organismes vivants. On parle de biopolymères par opposition aux polymères de synthèse fabriqués par l’industrie chimique. Le biopolymère le plus connu en impression 3D est le PLA. On le produit à partir d’acide lactique, lui-même obtenu à partir de l’amidon de maïs. Il a des propriétés comparable à des plastiques de synthèse comme le polystyrène. Le polyéthylène peut également être obtenu par fermentation de biomasse. Un autre biopolymère très connu est l’ethylcellulose.

Buse d’impression : voir son synonyme = extrudeur

Lettre C

Cadence de production : il s’agit de la vitesse de rendement d’une ligne de production donnée en nombre d’unité par heure. L’impression 3D peut elle rivaliser avec les cadences de production connue actuellement dans l’industrie ? La réponse est OUI pour certains types de formes et de design. On l’utilise dans l’aeronautique, l’orthodontie ou l’automobile pour produire des millions de pièces. Mais elle ne sera pas compétitive par rapport à une chaine d’injection optimisée pour un design simple. Pour faire simple : on utilise l’impression 3D en production quand c’est moins cher en comparaison d’autres techniques de fabrication. 

CAO : Il s’agit de l’acronyme pour Conception assistée par ordinateur. Ce terme désigne l’ensemble des logiciels et des techniques de modélisation qui permettent de concevoir des objets au moyen d’un ordinateur. Il peut s’agir d’objets 2D ou bien d’objets en trois dimensions. La conception du fichier est la première étape cruciale avant toute impression. Elle conditionne fortement le résultat obtenu pour l’objet final. 

Caramel imprimé en 3D : plusieurs projets ont travaillé sur l’impression d’objets 3D à partir de sucre. Candyfab est le projet DIY réalisé entre 2006 et 2009. Plus récemment, l’université de Laval au Canada a réalisé des structures imprimées en caramel pour supporter du bioprinting. 

Carte SD : il s’agit d’une petite carte mémoire amovible créée dans les années 2000 et couramment utilisée pour dans les imprimantes 3D personnelles. Souvent ces machines ne sont pas connectables à un réseau et on doit charger le Gcode du fichier imprimable sur la carte SD que l’on vient ensuite glisser dans l’imprimante 3D. 

Chef : la haute cuisine ne serait rien sans l’inventivité et la créativité des chefs. Il en va de même pour l’impression 3D alimentaire. Elle n’est qu’une technique supplémentaire mise à leur disposition pour inventer de nouvelles textures et de nouvelles expériences en bouche. 

Chocolat imprimé en 3D : c’est le matériau qui a donné lieu à le plus d’applications commerciales à ce jour en impression 3D. Plusieurs sociétés commercialisent des imprimantes dédiées 10% au chocolat : en France il s’agit de la société 3DessertsGraphiques de Nadine Briallon. On peut également citer la Chocoformer en Allemagne ou Chocolate3 en Suisse, ou bien le projet de Cadbury en Australie parmi les nouveautés de l’année !

Contact alimentaire : l’aptitude au contact alimentaire se dit d’un matériau qui est capable de répondre à des normes précises concernant les aliments et garantit une absence de toxicité lors de son utilisation (dans des conditions normales). Plusieurs plastiques utilisés en impression 3D sont réputés inertes et certifiés pour le contact alimentaire. Mais ils ne sont pas très nombreux en comparaison du nombre de matériaux disponibles. Les deux matériaux d’impression 3D aptes au contact alimentaire sont le polyamide (nylon) en technologie SLS et certains PLA utilisés en  FDM. 

Contrôle de température : le contrôle de la température est l’un des paramètres cruciaux pour l’impression 3D alimentaire et cela pour plusieurs raisons. En premier lieu, pour des questions sanitaires afin d’éviter tout risque de prolifération microbienne. Egalement, car les matériaux alimentaires ont des propriétés physico-chimiques très sensibles à la température (par ex. propriétés d’un chocolat tempéré ou non) qui ont un impact direct sur le résultat de l’impression. Enfin car la température du lit d’impression va contribuer à la solidité de l’impression et permettre de limiter les risques d’effondrement. Les imprimantes 3D alimentaires sont donc pourvues de plusieurs capteurs afin de respecter un contrôle strict de la température du matériau, de la tête d’impression et du lit d’impression. 

Cookie Cutter : le cookie cutter est le terme anglais pour emporte-pièces. C’est une des applications les plus directes de l’impression 3D plastique pour la cuisine. Il est en effet facile de réaliser à partir d’un dessin en deux dimensions une forme extrudée qui peut ensuite servir de forme de découpe ou bien de tampon. Il convient cependant de respecter quelques principes que nous détaillons prochainement dans un article dédié

Couche d’impression 3D : Une couche représente une section individuelle mince et plane de l’objet en cours de création. Avant d’être imprimé, la géométrie de l’objet 3D est découpée en un grand nombre de ces tranches ou couches horizontales. Il est ensuite fabriqué dans une séquence ordonnée, avec chacune des couches adhérant à la précédente située en dessous. Plus le nombre de couches pour un objet donné est important, plus elles sont fines. Et meilleure est la résolution verticale de l’objet produit.

Coulée sous vide : c’est un procédé de fabrication utilisant des moules souples en silicone dans lesquel on vient couler un matériau sous basse pression. Comme il existe des silicones de type alimentaire, il est assez facile d’utiliser cette technologie pour réaliser des pièces 3D moulées. On utilise souvent l’impression 3D comme positif de moule dans ce procédé. Certaines résines imprimables en 3D sont utilisées directement pour imprimer le moule d’injection, mais elles ne sont pas aptes au contact alimentaire. On doit donc procéder en plusieurs temps.  

Lettre D

Découpe Jet d’eau : La découpe au jet d’eau est un procédé de fabrication qui découpe la matière grâce à la projection d’eau sous très haute pression. Cette technique numérique fonctionne comme l’impression 3D ou bien la découpe laser à partir d’un fichier conçue par ordinateur. Plusieurs modèles de découpe jet d’eau pour l’alimentaire sont commercialisées. En pâtisserie, on les utilisent notamment pour faire de la découpe de chocolat, de sablés ou bien même d’entremets déjà montés en cadre. 

Découpe Laser : Le Découpage Laser est une technique de fabrication soustractive numérique qui consiste à découper et graver de la matière grâce à un laser. On l’utilise souvent en complément de l’impression 3D. La découpe au laser peut s’effectuer sur différents matériaux, tels que le plastique, le bois, le carton mais également certains matériaux alimentaires… Le procédé consiste à découper ou à graver des matériaux à l’aide d’un laser puissant et très précis qui se concentre sur une petite surface. La focalisation du rayon laser permet d’élever la température de la matière jusqu’à la fusion ou vaporisation. Un ordinateur dirige le laser et tracer le chemin de découpe. En alimentaire, on réserve ce procédé à de petites surfaces puisque cela revient à carboniser le matériau. Les chercheurs de Digital Gastronomy utilisent le laser pour personnaliser la saveur d’une meringue en fonction des goûts d’un convive. 

Dépôt de pâte / de fil : la technique de dépôt de pâte ou dépôt de fil est le procédé de base pour les imprimantes FDM. C’est aussi le cas des extrudeuses qu’on utilise dans la production alimentaire industrielle. Par contrôle numérique, on vient déposer une quantité de matière déposée selon une vitesse et un dessin sur une surface plane. Vous pouvez également vous référer à l’article FDM. 

Design alimentaire ou Food design : il s’agit d’une partie du travail des designers qui s’intéresse à la manière dont on présente et consomme les aliments, et plus généralement au moment du repas. Prenons un exemple : comment manger mieux fait partie des réflexions du Food design. Le designer va chercher une panoplie d’outils afin de répondre à cette problématique, au-delà des process utilisés couramment dans l’alimentation aujourd’hui. Naturellement, les designers se sont intéressés aux bénéfices de l’impression 3D pour changer notre façon de manger.

Douille : la douille est un des outils préférés des pâtissiers ! Il s’agit d’un objet de forme cônique qui permet de déposer une quantité de pâte selon un diamètre donné et une forme précise. On l’accroche à une poche à douille qui dispose d’une grande ouverte et permet de stocker la préparation. On l’utilise au quotidien pour pocher, dresser et décorer. Plusieurs projets étudiants d’impression 3D alimentaire sont partis du principe d’automatiser les déplacements d’une douille + une poche sur les plans X et Y. On peut rapprocher la douille de la buse d’impression 3D. 

Dysphagie : c’est un trouble de la déglutition qui est présent chez de nombreuses personnes et entraîne une mauvaise alimentation. Le projet européen PERFORMANCE – (Personalised Food Using Rapid Manufacturing for the Nutrition of Elderly Consumers) avait pour but de développer des aliments à haute valeur nutritionnelle pour les personnes âgées souffrant de dysphagie et de troubles de la mastication. L’entreprise Foodjet commercialise les résultats de ce programme.

Lettre E

Epaisseur de couche : Nous retrouverons la présence de ce filament sur les pièces fabriquées en dépôt de fil sur la pièce finale. Des escaliers seront visibles et dépendront de l’épaisseur de couche utilisée.  Le diamètre original du filament varie entre 1,75 et 3 mm. Une fois extrudée par la tête d’impression, l’épaisseur des couches peut varier approximativement de 50 à 400 microns, et dépend de la précision de l’imprimante.

Extrudeur : La tête d’impression 3D est la partie d’une imprimante 3D qui permet d’éjecter un matériau sous une forme liquide ou semi-liquide afin de le déposer par couches successives dans le volume d’impression 3D. Dans le cas du binder jetting, la tête d’impression ne sert qu’à déposer un liant qui permet de solidifier un matériau sous forme de poudre. La tête d’impression sur les imprimantes FDM est la partie qui se charge d’extruder le filament plastique ou la pâte sous une forme plus ou moins liquide et de le déposer sur le plateau d’impression par additions successives de couches. Plusieurs parties composent la tête d’impression. Parmi elles, on retrouve un moteur pour entraîner le filament et une buse pour extruder le matériau à un certain diamètre. Dans le cas de l’impression 3D alimentaire, la température de la buse est souvent contrôlable afin de pouvoir gérer la viscosité et/ou les propriétés du matériau (par ex. conserver le tempérage du chocolat pendant l’impression 3D).

Ethylcellulose : l’ethylcellulose est un dérivé de la cellulose, un biopolymère que l’on trouve dans les végétaux. Elle est utilisée comme additif alimentaire sous le nom E462. Plusieurs laboratoires de recherche ont mené des expériences d’impression d’ethylcellulose. Vous pouvez vous reporter à notre section sur l’impression 4D pour voir nos propres essais. 

Lettre F

Fabrication additive : La Fabrication Additive est le terme savant pour l’impression 3D. Il désigne différents procédés permettant de restituer physiquement des objets 3D, décrits par leurs données de conception assistée par ordinateur (CAO). La Fabrication Additive est réalisable dans plusieurs matériaux et ceci sans outillage, sans partir d’un bloc de matière première, et dans un temps de mise en oeuvre court. Il s’oppose aux techniques de fabrication soustractives.

FabLab : Un Fab Lab (contraction de FABrication LABoratory) est un lieu de fabrication numérique. Il est équipé de machines contrôlées par ordinateur et animé par une communauté d’entraide. Pour mériter le nom officiel de Fab Lab, l’espace doit respecter la charte instaurée par le MIT. De nombreux FabLab ont travaillé sur l’impression 3D alimentaire, notamment sur l’extrusion de pâte dans des machines FDM.

Faim dans le monde : près d’un milliard de personnes souffrent de sous-alimentation dans le monde. Et ce, malgré une production agricole suffisante pour nourrir toute la planète. Penser que l’impression 3D alimentaire peut relever ce défi seule est une blague. Mais elle peut surement contribuer à résoudre le problème. Comment ? En permettant à chacun de manger mieux, en utilisant la juste quantité de matière alimentaire nécessaire et en permettant l’ajout personnalisé de nutriments en fonction des besoins du consommateur. Est ce que cela sera bon et beau à manger ? C’est tout le défi ! 

FDM : Il s’agit de l’acronyme anglais pour Fused Deposition Modeling. Ce terme couramment utilisé en français pour parler du dépôt de fil. C’est sans doute le procédé d’impression 3D le plus populaire de par sa disponibilité sur le marché des imprimantes 3D, à destination du grand public comme des professionnels. L’impression 3D par dépôt de fil est une alternative plus abordable que les autres technologies d’impression 3D. Ce procédé consiste à fondre un filament et à le déposer couche par couche à l’aide d’une buse d’impression. Il existe principalement deux types d’imprimantes FDM cartesiennes (plateau mobile en XY et tête d’impression mobile en Z) ou delta (plateau fixe et buse mobile en XYZ)

Fichier 3D : Un fichier 3D est un fichier informatique représentant un objet en trois dimensions. Il est conçu à partir d’un modèle 3D et son utilité est de regrouper les informations nécessaires pour permettre l’impression de l’objet voulu avec une imprimante 3D . La création de fichier 3D se fait par la CAO (Conception assistée par ordinateur).

Filament : Le filament est la forme sous laquelle se trouve le matériau alimentant les imprimantes 3D fonctionnant par dépôt de fil (FDM). Ce filament est habituellement commercialisé en bobine. Le moteur de la machine va entraîner le filament pour alimenter la buse d’extrusion. Elle va ensuite déposer le matériau semi-fondu selon un motif prescrit. Pour les thermoplastiques, le diamètre original du filament varie entre 1,75 et 3 mm. Il existe des filaments de matériaux composites qui vont ensuite détruits pendant une phase de cuisson. C’est le cas pour la technologie d’impression 3D céramique FDC. 

Fondant : c’est ingrédient très couramment utilisé en pâtisserie. Il est composé de sucre, d’eau et de glucose. On s’en sert pour le glaçage des gâteaux, des cupcakes etc… Plusieurs projets opensource ont cherché à imprimer en 3D du fondant. Le plus connuest le Frostruder réalisé par des utilisateurs de Makerbot. Plusieurs imprimantes 3D commercialisées proposent également la possibilité d’imprimer du fondant.

Formage : Le formage est un procédé de fabrication consistant à donner forme à une pièce. Plusieurs méthodes de formage existent dans l’industrie : thermoformage, formage sous vide, formage par pression, etc. Elles ne sont pas toutes utilisées par l’alimentaire. Le formage consiste à travailler une feuille de matière en utilisant la chaleur, la pression ainsi que des formes mâles et femelles pour créer la forme voulue. L’inconvénient de ce procédé est qu’il ne permet de contrôler qu’une face de la pièce produite. 

Frittage Sélectif Laser : il s’agit du terme français pour la technologie SLS. 

Lettre G

Gcode : le Gcode est le langage de commande utilisé pour les machines à commande numérique (CNC, découpe, imprimante 3D). Il compile l’ensemble des opérations à effectuer pour la machine en terme de déplacement, extrusions, vitesse sur la base des côtes de l’objet indiqué dans le fichier 3D (CAO ou STL). Il permet également de donner des informations de contrôle telles que la température de la buse ou bien la vitesse d’extrusion/rétractation. On utilise des logiciels de slicing, qu’on appelle aussi des slicers pour générer le Gcode à partir d’un fichier 3D.  

Glace et Glaçon : l’impression 3D de glace et de glaçon est un des projets récurrents dans les laboratoires de recherche. On peut citer le projet de l’université de MacGill dénommé IceRap. C’est une déclinaison d’une imprimante RepRap pour fabriquer des objets 3D en glace). Le projet Dream Pops a réalisé des moules par impression 3D pour des glaces, vendues en 2018 chez Starbucks. 

Lettre H

Hack : c’est un terme anglais désignant une manipulation d’un système pour obtenir une application différente de celle pour lequel il a été conçu initialement. Aucune imprimante 3D n’a été pensée pour la fabrication d’aliments initialement; mais pour la construction de prototype à partir de photopolymères. Heureusement, de nombreux projets open source existent dans la fabrication numérique. Ils ont permis le hacking de certaines imprimantes 3D sans violation des droits de brevets ou de propriété intellectuelle… 

Hauteur d’impression : les dimensions maximales des objets imprimés en 3D sont un des grands sujets pour les fabricants d’imprimantes 3D. On peut maintenant imprimer des maisons rapidement en déposant des “filaments” de béton. De l’autre côté de l’échelle, il existe des nano-imprimantes, capable de réaliser des formes très complexes de la taille d’un cheveu. Dans l’impression 3D alimentaire, on peut citer la Chocoformer de la Hochschule für Technik Rapperswil. Elle permet de réaliser des objets 3D en chocolat d’une taille maximale de 200 X 200 X 200 mm.

Lettre I

Impression 3D : L’impression 3D est aussi appelée fabrication additive. Voir notre article sur les définitions.

Impression 4D : L’impression 4D est le terme utilisé pour la fabrication d’objets 3D capables de changer de forme sous l’effet d’un stimulus extérieur. La discipline a été créée par le MIT en 2013. Pour cela les chercheurs mettent au point de métamatériaux ou matériaux métamorphes. En 2017 le MIT Media Lab a publié un projet d’impression 4D alimentaire sous le nom de Transformative appetite. Il s’agissait d’imprimer de l’ethylcellulose sur des films de gélatine. A la Pâtisserie Numerique, nous avons souhaité reproduire les résultats comme vous pouvez le voir dans la video ci-dessous :  

Imprimante 3D : Une imprimante 3D est une machine à commande numérique qui permet transposer dans un matériau solide un modèle 3D. Voir notre article sur les définitions.

Ingrédients :Un ingrédient de cuisine est une substance, y compris les additifs alimentaires, utilisée dans la fabrication ou la préparation d’un aliment et présent dans le produit fini. La liste des ingrédients présents dans un matériau imprimable en 3D va influer sur ses propriétés physico-chimiques mais aussi sur ses qualités organoleptiques. Une des problématiques de l’impression 3D alimentaire est donc de concilier imprimabilité et qualité gustative.  

Lettre L

Laser : il s’agit d’un système optique couramment utilisée dans la fabrication numérique pour découper, graver ou fusionner des matériaux. Les lasers à faible puissance permettent de traiter les matériaux alimentaires. Une équipe de recherche de l’université de Columbia travaillent sur un nouveau modèle d’imprimante 3D. Elle combine le dépôt de pâte avec une cuisson immédiate par laser. 

Logiciel de modélisation 3D : Le logiciel de modélisation est un programme informatique permettant de créer simplement des modèles en 3D. La modélisation 3D constitue la manière moderne de sculpter des objets, en utilisant des logiciels spécifiques et un espace virtuel au lieu du scalpel et du marteau. Ce qui rend ce procédé plus rapide et beaucoup moins salissant. Ce procédé représente un objet en trois dimensions de façon mathématique. Il existe une grande palette de logiciels de modélisation 3D, plus ou moins complets, à destination du grand public ou pour des logiciels professionnels spécialisés pour un secteur d’activité. On trouve des logiciels open source et gratuits jusqu’à des licences de plusieurs dizaines de milliers d’euros… L’utilisation de tel ou tel logiciel ne présage en rien de l’imprimabilité du modèle 3D. 

Lettre M

Massepain : c’est un aliment proche de la pâte d’amandes. Il est composé de poudre d’amandes, de blanc d’oeuf et de sucre. On utilise le terme marzipan en allemagne. Le massepain permet de faire des petits sujets décoratifs en pâtisserie. C’est un matériau qui se prête bien à l’impression 3D directe par le procédé de dépôt de fil/ de pâte. 

Matériau : un matériau d’impression 3D est la matière utilisée par l’imprimante pour fabriquer l’objet. Il peut s’agir d’une poudre que l’on vient agglomérer par fusion ou grâce à un liant. Il peut aussi s’agir d’un matériau que l’on vient extruder pour déposer sous forme de filament ou bien de gouttelettes. La liste des matériaux alimentaires déjà testés en impression 3D directe est à découvrir dans notre article spécial sur les matériaux (à venir). Vous en trouverez déjà quelques uns dans cette liste : le chocolat, le massepain, le fondant…

Micrometre : Le micromètre (µm) est une mesure de longueur. 1 micromètre correspond à 0,001 millimètres. Le micromètre est la mesure employée pour définir la résolution d’impression et l’épaisseur de couche pour de nombreuses imprimantes 3D professionnelles. Dans le domaine des imprimantes 3D d’aliments, on travaille plus souvent en millimètre. 

Millimètre : Le millimètre est une mesure de longueur que nous utilisons plus couramment dans l’impression 3D alimentaire. Cela par opposition au micromètre qui est plus utilisé dans l’industrie. Il y a 1000 millimètres dans un mètre. 

Mission spatiale : comment se nourrir pendant une mission spatiale ? C’est un des nombreux sujets des agences spatiales américaines et europeennes qui travaillent sur les vols habités. La personnalisation des apports nutritionnels des repas et la possibilité de réaliser un objet à manger sans déchets sont des atouts de l’impression 3D alimentaire. Ils peuvent répondre aux contraintes des voyages et des séjours dans l’espace. 

Modèle 3D : Le modèle 3D d’un objet est sa représentation en trois dimensions. Elle est réalisée sur ordinateur à l’aide d’un logiciel de modélisation. Les industries telle que l’architecture, le génie civil, les jeux-vidéo, l’animation, ou encore la simulation utilisent tous les jours ces outils virtuels. Le modèle 3D est l’origine de toute impression 3D. A partir de ce modèle on crée un fichier 3D compatible avec l’impression. Ce fichier regroupe alors les informations de commande pour l’imprimante 3D. 

Modélisation 3D : La modélisation 3D est une technique de conception assistée par ordinateur consistant à reproduire ou à créer un objet sous forme d’image 3D. Elle permet d’obtenir un fichier 3D. La phase de modélisation 3D est cruciale pour l’impression 3D. Il convient de respecter un certain nombre de règles pour la création des volumes et du maillage final en vue d’obtenir un résultat conforme. Il existe de nombreux logiciels de modélisation 3D.  

Moulage : Le moulage par injection est un procédé de fabrication qui consiste à ramollir un matériau en le chauffant puis à l’injecter dans un moule. Une fois dans le moule, la matière refroidit et se solidifie. Enfin, on éjecte la pièce hors du moule manuellement ou grâce à un mécanisme. Les chocolatiers et les pâtissiers utilisent couramment ce mode de fabrication. Il  permet de réaliser des détails fins et d’obtenir des états de surface de très bonne qualité. Pour démarrer il faut cependant pouvoir disposer d’un moule à la forme adaptée. 

Multijet Fusion : Multi Jet Fusion est une technologie de fabrication additive développée par la société Hewlet-Packard (HP). Elle consiste à un ajout de 2 liants (1 couleur et un agent de fusion) dans une poudre suivi immédiatement par une chauffe par lampes infrarouge. La poudre liée se trouve alors fusionnée et se solidifie pour créer l’objet 3D. Ce procédé a rapidement gagné des parts de marché dans l’impression 3D grâce à sa rapidité et sa fiabilité.

Lettre N

NASA : c’est l’acronyme de l’agence aerospatiale américaine (National aeronautics and space administration). La NASA a beaucoup contribué au développement de l’impression 3D grâce au programme Made in Space. Il vise à fabriquer dans l’espace le maximum d’applications avec le minimum de ressources. Un des volets concerne l’alimentation des spationautes. La NASA a investi 125.000 $ pour financer le développement d’une imprimante 3D à pizza pour la station spatiale internationale. 

Nutrition : La nutrition étudie la façon dont l’homme transforme les aliments qu’il a consommé pour assurer le fonctionnement de son corps et de son cerveau. A ce titre, elle étudie les rapports entre l’alimentation et la santé des individus. Améliorer et personnaliser le profil nutritionnel de nos repas est un des grands bénéfices de l’impression 3D alimentaire. 

Et voici la fin de la première partie de notre glossaire de l’Impression 3D alimentaire. On espère que vous avez appris plein de choses ! N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez que nous ajoutions d’autres définitions. Pour retrouver la deuxième partie du glossaire de l’impression 3D alimentaire, c’est par ici.

7 réponses sur « Le glossaire de l’impression 3D alimentaire : 1ere partie »

[…] Voici la fin de ce glossaire consacré à l’impression 3D alimentaire. Il y a plus de 100 entrées ! Au départ, je n’avais jamais imaginé que cela allait m’amener à aborder autant de sujets ! Bien sûr certains termes ont pu nous échapper. Alors n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions dans les commentaires. Et pour l’autre partie de ce glossaire, découvrez la 1ère partie de notre article de l’impression 3D alimentaire consacré aux lettr… […]

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